Bouc-Bel-Air retire ses grands panneaux publicitaires pour redonner de la visibilité au commerce local

Rue commerçante d'une ville française avec retrait d'un panneau publicitaire géant
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À Bouc-Bel-Air, dans les Bouches-du-Rhône, la municipalité a entrepris de démonter ses grands panneaux publicitaires 4×3. Une quatorzaine de panneaux ont déjà été retirés, une opération que le maire assume comme un choix délibéré pour redonner de l’air visuel à la commune et de la visibilité au commerce local.

Une chasse aux panneaux non conformes

La mairie s’appuie sur le règlement local de publicité intercommunal (RLPI) pour cibler en priorité les panneaux qui ne respectent pas les règles d’implantation. Le maire Mathieu Piétri a déjà fait retirer une dizaine de ces structures géantes, avec l’objectif de cartographier précisément tous les dispositifs publicitaires de la commune et de contrôler leur conformité un à un.

« Moins de publicité, plus de commerce local »

L’argument avancé par l’édile est avant tout économique. Bouc-Bel-Air se situe à proximité de Plan de Campagne, zone commerciale où les grandes enseignes multiplient les campagnes d’affichage. Selon le maire, les petits commerçants de la commune peinent à exister face à cette pression publicitaire : « Je fais le pari de dire que moins il y aura de publicités macros, plus on verra notre commerce local. » La suppression des panneaux 4×3 est ainsi présentée comme un moyen de mieux mettre en avant les acteurs économiques de proximité, une logique proche de celle observée à Périgueux, où un service gratuit de vélo-cargo a été mis en place pour soutenir les commerçants du centre-ville.

Des emplacements transformés en espaces artistiques

Au-delà du retrait pur et simple, la municipalité envisage de transformer certains emplacements libérés en supports d’œuvres d’art, afin de proposer aux habitants « autre chose que des incitations à la consommation ». Le maire évoque une volonté de lutter contre la pollution visuelle accumulée au fil des années et de restaurer un cadre de vie plus agréable, tout en conservant une police de l’affichage plus stricte, un pouvoir renforcé pour les maires depuis la loi Climat et Résilience.

Un mouvement qui touche d’autres communes

Cette volonté de reprendre la main sur l’espace public et de soutenir les circuits courts locaux fait écho à d’autres initiatives municipales récentes, comme la navette gratuite mise en place à Brest entre le centre-ville et le port de commerce ou aux retombées économiques mesurées autour d’événements locaux, à l’image du Cabaret Vert de Charleville-Mézières, dont l’étude a chiffré l’impact sur les commerces de proximité. Autant de signaux d’une même tendance : redonner du poids économique aux centres-villes face aux grandes zones commerciales périphériques, une dynamique que l’on retrouve dans de nombreuses initiatives locales recensées à travers la France.

Questions fréquentes

Combien de panneaux publicitaires ont déjà été retirés à Bouc-Bel-Air ?

La mairie indique avoir déjà fait retirer 14 panneaux publicitaires non conformes au règlement local de publicité intercommunal.

Pourquoi la mairie cible-t-elle en priorité les grands panneaux 4×3 ?

Le maire estime que ces formats géants favorisent les grandes enseignes situées près de la zone commerciale de Plan de Campagne, au détriment des commerces de proximité de la commune.

Que va-t-il se passer sur les emplacements libérés ?

La municipalité envisage d’y installer des œuvres d’art plutôt que de nouveaux supports publicitaires, dans une logique de réduction de la pollution visuelle.

Sources

France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur · Maritima.fr · ICI Provence-Alpes-Côte d’Azur

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale